Témoignages
« Chère Francine, je tiens à vous redire encore toute mon amitié et aussi vous remercier de m’avoir invitée chez vous pendant la fête de Souccot car j’ai pu alors parler avec Raymond et mieux découvrir toute sa bonté et son humour, sa grande sagesse aussi. Je vous embrasse. »
Catherine Chalier, Paris
« Chère Francine, Raymond CICUREL était un puits de science et un monument du judaïsme. Que D. le repose en paix. »
Jacques Benhamou, Paris
« Je voulais te dire que je suis heureuse d’avoir fait la connaissance de Raymond chez toi, de pouvoir associer un visage à son nom. J’avais été très frappée par sa courtoisie, sa très grande douceur, cette relation très forte qui le liait à toi et à Ilana et qui était perceptible au premier regard. »
Anny Dayan Rosenman, Paris
« Raymond était un modèle pour beaucoup d’entre nous, de l’ENIO ou d’ailleurs, et pour moi un “Rav”.Un exemple de gentillesse, de souci des autres- parfois trop, parfois sans se soucier de lui-même, ou de ses plus proches, sans compter le temps, ni la fatigue-, de générosité dans tous les sens du terme, de fantaisie et de tendresse.
Raymond, c’est pour beaucoup d’entre nous, le très gentil “grand méchant loup” des enfants du gan, qui ne l’oublieront jamais. C’était le valeureux qui s’extirpait de sa fatigue pour aller poser les tephilines aux jeunes qui l’attendaient ici et là; celui qui courait d’une synagogue à l’autre pour trouver une main à secourir, un homme ou une femme dans la souffrance; parfois même des gens difficilement fréquentables, à qui il trouvait toutes les circonstances atténuantes. Il a apporté de la lumière dans ce monde.
Raymond, c’était aussi un poète, une âme pure, la sensibilité faite homme. Ce nom de “Rahamim” lui allait tellement bien.
C’était un vrai juif, de la plus grande lignée; et son départ est une perte immense pour tous. Que son souvenir soit une bénédiction, et qu’il repose avec les grands Tsaddikims de son rang,
Avec notre très profonde amitié et notre affection,
Nous pensons à Ilana et Jeremy, et à ses petits enfants qu’il aimait tant. »
José et la famille Boublil, Israel
Je n’oublierai pas sa silhouette courbée, son écharpe toujours autour du cou, et sa démarche pressée, même si souvent il arrivait en retard, d’après tes dires. Toujours souriant, aimable, même en étant distrait, prêt à parler de notre signe astrologique- il y croyait beaucoup. On dit que chaque homme est un être unique, et ceci est encore plus vrai en ce qui le concerne. Raymond était et restera un être unique.
Raymond est une figure inoubliable. Nos souvenirs datent du Gan de madame Gordin quand de temps à autre il venait chercher les enfants. Myriam, ma fille, garde l’image d’un papa qui faisait rire, alors que le sien faisait peur aux petits copains.
Lucille Deutsch, Paris
Raymond était pour moi un juif de cœur et non seulement de cerveau.
“Tu feras ce qui est juste et bien aux yeux du Seigneur” (Devarime 6.18)
Cette phrase s’applique parfaitement à lui. Il s’agit en effet d’un ensemble de lois non écrites et que l’homme doit sentir dans sa conduite de tous les jours. Il l’a senti, il a agi en conséquence.
Emeric Deutsch, Paris
I have so many memories of him over all those years of “Jewish” Christmas’s at Genevieve’s. As I told her, I always imagined that the Jewish patriarchs of old were like Raymond – I told him so once and he was very amused.
Steve Cohodes, New York
Je suis désole d’apprendre le décès de Raymond, un homme bon et intelligent, qui a toujours été si accueillant envers mon père et moi.
Paul Cicurel, New York
Inutile de dire ma profonde tristesse, et au même temps grand bonheur d’avoir pu connaître cet être exceptionnel.
Jay Gottlieb, Paris
Je garde en effet de votre père un souvenir très profond quand, voici 12 ans, dans des circonstances semblables à celles que vous vivez aujourd’hui, il eut pour moi et ma famille des paroles inoubliables de réconfort. Raymond était un homme lumineux d’intelligence et d’humanité. Vous avez eu une chance immense de l’avoir pour père et je suis certain que, là où il est, il continuera toujours à veiller sur vous.
Laurent Vigier, Paris
Cher Jeremy. Je n’ai qu’une seule fois eu l’occasion de croiser ton père, mais j’avais bien saisi en revanche à quel point il possédait une personnalité hors du commun, marquante notamment par son altruisme et sa générosité - son talent aussi sans doute.
Je sais aussi ce qu’il représentait pour toi et à quel point tu l’admirais et y étais attaché.
Sans l’avoir connu directement, mais seulement à travers toi, ton père représente quelque chose d’important et de particulier pour moi, comme un modèle d’humanité et une façon rare, droite et empreinte de bonté, de vivre sa religion.
Ce sont aussi des souvenirs heureux auxquels l’évocation de votre famille me renvoie, et une période de ma vie assez douce.
Julie Temkine, Paris
« Lorsqu’il proposait de mettre les tephilin a l’ENIO il annonçait « bonbons, chocolats glacés, tephilin »
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Il allait le vendredi soir au mikve de rachi-shul (le 9eme) et rentrait a pied.
Une fois vous l’attendiez et il n’arrivait pas : il s’était endormi dans les escaliers vers le neuvième étage
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On fête l’anniversaire de Jéjé (~14 ans) en allant - tous les copains - voir un film.
Au retour on rencontre ton père dans la rue. Il avait trouvé le journal Le Monde dans les poubelles [il ne voulait pas financer ces anti-israéliens]. Il voit toute la bande de potes et nous embrasse un par un. Nous nous mettons en fil indienne et l’embrassons l’un après l’autre. Lorsqu’il finit d’embrasser la rangée il recommence et tout le monde s’éclate de rire.
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Il nous raconte sa rencontre avec M. Chouchani. Chouchani lui pose une colle - celle de Chimchon -מֵהָאֹכֵל יָצָא מַאֲכָל, וּמֵעַז, יָצָא מָתוֹק choftim 14 14. Raymond sait la réponse, puis ils discutent des heures en marchant autour d’un lac.
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Il a dit du bien de l’Amérique parce que figure “in God we trust” sur le dollar et parce qu’il nous fournissait des F-16
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Il nous demandait tout le temps si on avait “mis les teph”
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Il y a tellement d’émotions qui surgissent lorsque je pense a Raymond alors sans réfléchir les premières sont une grande jeunesse, une fraicheur, une sensibilité, un humour, un sourire. »
Binyamin Cohen, Israel
Even with the short amount of time we spent with your father, we knew him to be a wonderful man, filled with middos tovos and sharp insight.
Allan Binder, New York
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février 27th, 2009 at 13:28
Raymond, j’en suis sûr, s’il n’était pas un des 36 tsadikims cachés, il en était très proche… Il était très proche de nous, de moi. Sentiment partagé par beaucoup, c’est certain.
Je me souviens de ces nombreuses ballades au retour de la Shul où il nous questionnait sur tel ou tel problème concret de Halacha et où cela dérivait ensuite toujours sur l’existence, le sens de la vie et finalement sur son amour du prochain malgré sa différence, avec, surtout, sa différence…
D’une grande famille d’Egypte, il a traversé son histoire en compagnie des plus grands du Siècel, des puissants. Jamais il n’a oublié la simplicité, la modestie qui étaint son être même.
Raymond, c’était l’âme du lieu où l’on priait. Son intelligence, son humour, sa candeur et sa grande maturité de la vie, ne nous quitteront jamais.
Il était notre maître.
avril 14th, 2010 at 14:53
Je viens de mettre sur le site hassidout le même témoignage de l’époque où je me rendais tous les jours au local Loubavitch de la rue Lamartine, et où je rencontrais alors Mr Cicurel (qui venait pour le Minyan) :
Je peux dire que l’expression “de mémoire bénie” prend tout son sens lors que je me souviens de lui.
Je me souviens particulièrement de la file ininterrompue de nécessiteux qui venaient le solliciter au local, à chaque fois où il s’y trouvait. Et il répondait favorablement et généreusement à chacun d’eux. Je ne l’ai jamais vu rien refuser. Même lorsque je crois me souvenir que les choses étaient devenues plus difficiles pour lui au niveau financier, il continuait à donner encore et encore.
En toute humilité, sans jamais aucune condescendance, et toujours souriant.
Maintenant que 20 ou 25 ans - “un peu” plus vieux donc - après l’avoir connu j’y repense, je suis fier d’avoir pu un tant soi peu cotoyer et voir agir un très grand homme.